La France dans le cadre du programme d’investissement polonais dans le nucléaire œuvre massivement afin de convaincre le gouvernement polonais pour un partenariat renforcé stratégique avec elle. Elle souhaite ainsi faire de la Pologne un allié de poids au sein de la communauté européenne pour la défense de cette filaire.

Dépendante à 75% du charbon pour sa production énergétique primaire, elle envisage la construction de 6 réacteurs nucléaires sur son territoire puis atteindre une production d’origine nucléaire de 15GW en 2040.  Si les tensions entre Paris et Varsovie sont fortes sur de nombreuses questions politiques, ce partenariat reste néanmoins vital pour le devenir de la filière nucléaire en Europe et les intérêts de chacun des deux pays. 

Paris à l’intention effectivement, contrairement à ses concurrents américains et sud-coréens, de soutenir massivement dans le cadre de son partenariat renforcé, le développement de la filière en Pologne. Cela lui permettra non seulement d’asseoir sa présence en Europe de l’Est et d’influencer la Roumanie, Bulgarie et République Tchèque dans leur politique énergétique.

Shoper, le leader polonais spécialiste dans la création et la gestion de sites de e-commerce a réussi son introduction à la Warsaw Stock Exchange initiée le 21 juin dernier.

Détenant 45% du marché polonais et gérant près 21 000 magasins sur le territoire de la neuvième puissance économique européenne, elle ambitionne de dépasser les 50 000 au cours de ces cinq prochaines années.

C’est ce qui a motivé les investisseurs d’acquérir les 7,7 millions d’actions à leur prix maximal de 47 zlotys (10,3€) i.e. 27% du capital de l’entreprise.

Ningbo Tuopu, partenaire dans plus grands constructeurs automobiles allemands et américains, va ouvrir une usine à Poznan près de la frontière allemande afin de produire des composants électriques pour ses clients européens.  

D’une superficie de trois hectares, cette usine sensée ouvrir au premier trimestre 2022 ambitionne d’embaucher 450 personnes pour lancer sa production.  

Saule Technologies, pionnière dans la construction de panneaux solaires de nouvelle génération a installé une ligne de production entièrement automatisée pour fournir le marché européen. Utilisant des cristaux de pérovskite, ses produits atteignent des rendements sans précédent.  

Son procédé de fabrication basé sur l’impression de cellules photovoltaïques permet la production de panneaux flexibles à prix extrêmement compétitifs capables de concurrencer les productions chinoises notamment sur le marché européen. Dans un marché acquis à 96% par des acteurs extra européens principalement de Chine, Saules Technologies nourrit de grandes ambitions pour le développement d’une industrie solaire européenne.  

Le développement des activités de Saule doit également se conclure cette année par son introduction en bourse à Varsovie.  

En Pologne, l’industrie se maintient et ne prête pas attention aux infections et aux restrictions. C’est ce que révèlent les dernières données de l’Office central des statistiques (GUS), selon lesquelles la production en décembre a augmenté de plus de 11 % sur une base annuelle. Les économistes s’attendaient à un bon résultat, mais la dernière lecture a dépassé leurs attentes. C’est l’un des meilleurs résultats de la dernière décennie.

Malgré la deuxième vague de la pandémie au quatrième trimestre 2020 et les restrictions qui en ont résulté, l’industrie polonaise s’est mieux comportée que prévu dans ces conditions difficiles.  C’était un vrai rollercoaster, en avril, la baisse était encore au niveau de 25%.

La chaîne allemande de discount alimentaire Lidl a décidé d’allouer pour le développement en Pologne 50% de plus de fonds par rapport à 2020. La chaîne de 700 magasins qui embauche 23 000 d’employés lance au printemps la construction d´un nouveau de distribution avec 200 nouveaux postes de travail. Pareil pour la droguerie Rossmann qui pense ouvrir en Pologne durant l´année 2021, 100 magasins supplémentaires. Aussi, la chaîne Auchan a le projet de développer la franchise.

Les Fonds européens de reconstruction destinés à aider les entreprises touchées par la pandémie arriveront dans l’économie polonaise vers le troisième trimestre de cette année. Le premier ministre a annoncé que la Pologne a négocié à Bruxelles des moyens sans précédent.

Selon les calculs présentés par la Commission européenne, la Pologne recevra 18,9 milliards d’euros dans les années 2021-2022, avec 4,1 milliards d’euros supplémentaires en 2023. Ce dernier montant dépendra toutefois du taux de chômage en Pologne.

Les entreprises du BTP en Pologne, non seulement affichent d’excellents résultats, mais leurs actions atteignent également des sommets pluriannuels en bourse. Le leader du secteur Budimex a été estimé par les investisseurs à 2 milliards d´euros, ce qui n´est jamais arrivé dans l´histoire.

Au 3ème trimestre de 2020 le bénéfice net de Budimex était au niveau de 32M€. D´autres acteurs du secteur comme Mirbud, Erbud, Polimex ont aussi noté une hausse significative. La situation est semblable dans la construction de l´infrastructure routière et ferroviaire.

Le gouvernement suédois a demandé l’approbation du Parlement pour conclure un accord avec la Pologne afin de fournir deux sous-marins d’occasion de classe A17 Södermanland de la marine suédoise.

L’acquisition des sous-marins d’occasion comblera un vide jusqu’à ce que le programme d’acquisition de sous-marins de nouvelle génération Orka soit finalisé par la Pologne.

La marine suédoise possède deux sous-marins d’attaque diesel-électrique de classe Södermanland. Ces sous-marins font 60,5 mètres de long et 6,1 mètres de large et peuvent atteindre une vitesse de 20 nœuds lorsqu’ils sont immergés. Leurs systèmes d’armes sont capables de tirer des torpilles en utilisant six tubes de 533 mm et trois tubes de 400 mm.

Actuellement, la Pologne exploite un seul sous-marin de la classe Kilo qui date de la fin des années 1980, ainsi que deux sous-marins Kobben qui sont beaucoup plus anciens et doivent être remplacés.

La société suédoise Saab Kockum est également en course pour fournir à la Pologne ses sous-marins de classe A26 dans le cadre du programme Orka, qui devrait coûter quelque 10 milliards de zlotys (2,6 milliards de dollars).  Les autres soumissionnaires sont le groupe naval français avec ses sous-marins de la classe Scorpène et l’entreprise allemande ThyssenKrupp Marine Systems qui propose ses navires de la classe 212CD.